Constance met ses burnes out.
Nous avions perdu de vue -dans les salles- Constance après son Pot-Pourri (qui passa d’ailleurs à pas plus de 210 mètres de la Comédie de Paris et, avant cela, elle avait mis fin à Gerbes d’Amour, que je n’ai pu voir à l’Apollo. Je cherche une captation du spectacle, merci de faire suivre!) C’est que, malgré son plaisir à mijoter des spectacles, Constance fit un beau jour une déprime, une grosse, aussi grosse qu’un ours bipolaire. Chose cocasse, cela m’est tombé dessus également pour des raisons que la science ignore encore et, si je suis passé à l’hôpital, c’était un « normal » pour cause de covid, où j’aurai été même , m’a-t-on dit, la source d’une psychose locale (on va tous mourir, tout ça, oué bon on m’a enfermé totalement, sans chauffage par ailleurs (ça caillait sa mère, dirait un banlieusard) mais bizarrement avec des couteaux (pour un dépressif, bonjour). Depuis, sombrant dans la plus parfaite mélancolie mélenchoniste (hein?) et de fait, dégagé de presque toute convention sociale puisqu’à la suite de ça, je n’ai plus eu qu’une personne en soutien -bonjour les soliloques en hiver, même mon foie me quitte- je peux donc aller voir Constance pour m’assurer que je ne suis pas seul et qu’on a été deux durant cette période (en fait nous sommes beaucoup plus mais ne me cassez pas mon délire merci, voulez-vous du thé ? J’ai aussi plein d’infusions et du café). Rétablie (on l’espère) de cet épisode et pouvant depuis recharger elle-même son téléphone portable car ayant une bipolarité (non j’arrête mes vannes pourries), Constance sort donc ses ovaires pour nous offrir cet épisode de sa vie sous un angle réaliste et évidemment drôlatique qui met parfaitement en exergue ses talents de comédienne sur ressorts (si je me déménais pareillement, j’aurais une crise cardiaque) imitant divers personnages, côté médical comme côté patients, avec des réflexions taquines et des ajouts liés à l’actualité. Elle semble (qui ne le serait pas ? Ben alors pourquoi tu écris » semble « , andouille!) parfaitement heureuse d’avoir trouvé son dosage et retrouvé la scène, sinon j’aurais été dans l’obligation d’aller voir Florence Foresti. Mais qu’on se rassure, ce n’est pas la déprime qui risquera de vous arriver durant le spectacle, même s’il m’a semblé sentir la marée et les crevettes lors de sa fameuse roue, étant devant, car la mise en scène et les séquences s’imbriquent magistralement et ce ne sera peut-être qu’après être sorti du théâtre, qu’on retrouve ces enf.. de parigots et qu’on a deux heures de route, qu’on a envie de se prendre un bipeur libanais dans la tronche pour en finir avec les approximations sncf et l’odeur corporelle de gens ayant tout essayé au rayon parfum chez Marionnaud puis couru ensuite cinq kilomètres dans du synthétique chinois, qu’on pourrait éventuellement déprimer. D’ailleurs, ça aura commencé pour moi en perdant mon chemin pour rejoindre le RER et en me faisant éclabousser par un Camion roulant sur une grosse flaque. Monde de merde!
Avis vérifié · via BilletReduc
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